Le portrait en rouje
de Sigrid Bouaziz
par Jeanne Damas

La jeune actrice française vit son métier comme une évidence qui s’est imposée à elle et dont elle se nourrit quotidiennement. Elle nous parle de ce qui l’inspire et de sa relation à la mode.

Quel est ton parcours ?
J’ai grandi dans les Yvelines et suis arrivée à Paris à 18 ans, où j’ai travaillé comme mannequin tout en suivant un cursus de médiation culturelle à la fac. J’ai joué dans un ou deux courts-métrages, presque par hasard, qui m’ont donné envie d’aller plus loin, j’ai donc passé le concours du Conservatoire National, que j’ai eu du premier coup. Cela a légitimé mon envie de m’investir dans le métier d’actrice, que j’exerce depuis maintenant 6 ans.

Parle-nous de ton travail.
J’ai un rapport à la fois passionnel et serein à ce métier. Dès le moment où j’ai assumé mon désir d’être actrice, je me suis sentie à ma place. Le travail de recherche est particulièrement stimulant : lire, voir des expos, regarder les gens dans la rue, discuter du métier avec d’autres actrices… tout cela me nourrit.

Qu’est-ce qui t’inspire ?
Les livres de toutes sortes, romans comme essais, la musique, les cinéastes… l’inspiration vient avec la culture. Je suis particulièrement sensible à la forme autobiographique proche du journal intime, comme les Fragments de Marilyn Monroe.

Quelles sont tes références ?
Les journaux et poèmes de Sylvia Plath ; la musique de Bill Callahan ; les films de la cinéaste Chantal Akerman…

Tes trois adresses fétiches ?
Elles sont toutes dans mon quartier :
- Le Parc de Belleville, qui est très agréable en été.
- Le grand bain, un restaurant typé bistronomie où l’on vous accueille toujours très bien. Ils servent des tapas et de délicieux vins naturels.
- Le rouleau de printemps, la parfaite cantine asiatique : pas chère, conviviale et délicieuse.

Quelle est ta relation à la mode ?
Mon père était créateur, j’ai donc grandi en plein dedans. Mais j’ai avec elle une relation plutôt légère, je ne me prends pas au sérieux. Mon métier m’a apporté une certaine confiance en moi, depuis j’accorde moins d’importance à la mode ; j’aime ça mais je ne pourrai plus dépenser d’énormes sommes dans des vêtements.

Comment définis-tu ton style ?
Urbain, parfois un peu androgyne, avec de petits accents seventies plus féminins.

“ Dès le moment où j’ai assumé mon désir d’être actrice, je me suis sentie à ma place ”

Que t’évoque le mot « rouge » ?
Tout ce qui touche à la passion et aux sentiments les plus forts : l’amour, le feu, une rose…

Et la marque Rouje ?
Elle me rappelle ces pièces que l’on déniche dans de petites boutiques de province et qu’on ne trouve nulle part ailleurs : ces petites robes parfaites, à la fois féminines et intemporelles, dans des coupes qu’on retrouve rarement dans la mode contemporaine. Des vêtements à la fois beaux, cools et classes sans en avoir l’air. C’est chouette d’avoir enfin un lieu où trouver ce genre de pièces.

Quelles sont tes prochaines actualités ?
Je joue dans la série Ben, dont les deux premiers épisodes seront diffusés le 11 avril sur France 2. Je serai également au théâtre Montfort, à Paris, du 15 mai au 9 juin, dans Le Bal, une création de Cosme Castro et Jeanne Frenkel, et dans une performance vidéo d’Emmanuel Lagarrigue au Palais de Tokyo, le 21 juin.

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